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Callas, il était une voix

Table des matières

  1. 1 Résumé
  2. 2 Extrait

Résumé

En cette belle fin d’après-midi, François Grenier - journaliste à Radio France – n’a qu’une idée en tête : empoigner sa valise pour fuir Paris et ses soucis, sauter dans le train et rejoindre sa famille dans le Lot. Mais une actualité brûlante va le retenir dans la capitale. En milieu de journée, Maria Callas est décédée, seule, dans son appartement. Chargé par sa direction de réaliser au plus vite une émission spéciale pour le lendemain, François plonge dans la documentation. Jusqu’à ce qu’une figure féminine mystérieuse fasse son apparition.

Extrait

MARIA, elle s’enflamme.
Quoi ? Vous pensez comme eux que j’aurais dû remonter sur scène et chanter de travers ? Abîmer Bellini ? Mépriser à la fois le public et la musique ? Fichu caractère ? Ah ! Oui !  C’est vrai ! Je m’enflamme facilement ! Mais pourquoi ? Parce que je suis une artiste passionnée. Je m’impatiente quand on me demande de me conformer à des exigences de travail inférieures aux miennes ! Oui ! Je suis perfectionniste. Et ceux qui, autour de moi, ne le sont pas, pensent que j’ai mauvais caractère ! (Un temps.) Vous connaissez l’histoire de Rossini ?

ALEXIS
Non.

MARIA
Une prima donna avait chanté le Barbier de Séville. Et elle avait ajouté des notes partout dans la partition. Alors, après la représentation, Rossini s’est approché d’elle et il lui a demandé : « C’était tout à fait épatant mais pourriez-vous me dire, mademoiselle, comment s’appelle le compositeur de ce que vous venez de chanter ? » Voilà. Je sais que je ne suis qu’une interprète. Qu’une servante. Rossini a du génie. Mozart a du génie. Bellini a du génie. Cela se respecte. Moi, j’emprunte et je ne fais que passer.