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Résumé

«J’avais envie de la revoir, de l’entendre à nouveau. Pour le plaisir. Pour rire et pleurer. Encore une fois, si vous permettez.» Par ces mots du personnage du narrateur, voilà la demande que formule l’auteur Michel Tremblay. Revoir et entendre à nouveau Nana, sa mère, sa première et intarissable source d’inspiration. Mère et fils se retrouvent ainsi, le temps de cinq tableaux, au fil de dix années, avec leur complicité manifeste et leur affection rude, mais immuables. De fous rires en disputes, de l’amour de la vie à celui de la littérature et du théâtre, faites la connaissance de l’unique Nana, cette maman aimante, douée pour le dramatique, passée maître dans l’exagération et passionnée de romans et de téléthéâtres.

Encore une fois, si vous permettez

Michel Tremblay (Qc)

En scène

- Le 31 octobre 2002, au Théâtre de la Valette - Ittre. Création, dans une mise en scène de l'auteur avec Léonil McCormick (Alexandre) et Bernard d'Oultremont (Gustave). Version en trois actes. Edition du texte chez Luc Pire. (1 représentation)

-  Le 9 septembre 2003 , au Centre Culturel de Waterloo - Waterloo - création dans une version en quatre actes. (1 représentation, 2)

- Du 11 septembre au 19 octobre 2003, au Théâtre de la Valette - Ittre. (26 représentations, 28).

- Le 13 octobre 2003, au Centre Culturel Le Botanique - Bruxelles. (1 représentation,, 29).

- Du 1er novembre au 1er décembre 2004  - Caracas (Venezuela), Saint-Domingue (République dominicaine), Port-au-Prince (Haïti) , San Juan (Porto Rico), Miami, Atlanta, Washington, Chicago (Etats-Unis), Montréal, Gatineau (Canada) - (15 représentations, 44)
- Le 17 décembre 2003, au Victory - Florennes. (1 représentation, 45).

- Le 5 juin 2004, au Château du Lac - Rixensart. (1 représentation, 46).

- Les 16 et 17 août 2004, au Festival de Théâtre de Spa - Spa. (2 représentations, 48).

- Du 23 septembre au 22 octobre 2011 au Théâtre de la Place des Martyrs, Bruxelles - Belgique (24 représentations, 72)

- Le 24 octobre 2011, au Centre Culture les Riches-Claires, Bruxelles (1 représentation, 73)

- Du 27 octobre au 20 novembre 2011, au Théâtre de  la Valette, Ittre (12 représentations, 85)

- Du 10 au 27 janvier 2012, au Théâtre Jean Vilar, Louvain-la-Neuve (9 représentations, 94)

- Le 12 mars 2012, au Centre Culturel d'Uccle (1 représentation, 95)

- Le 27 septembre 2012, au Centre Culturel de Tubize (1 représentation, 96)

- Les 19 et 20 octobre 2012, à l'espace de l'hôtel de  Ville de Herve (2 représentations, 98)

- Le 26 octobre 2012, au Espace Bernier, centre culturel de Waterloo (1 représentation, 99)
 

Extrait

ALEXANDRE :

Vous voyez, Gustave, un jour, quelqu’un m’ a envoyé un billet qui disait…
"Alexandre Dumas :
Vous verrez que tout change, et l’époque et le goût,
Le Panthéon souvent n’est pas loin de l’égout."

Le Panthéon n’est pas loin de l’égout ! Allons ! En route pour l’égout !
 

Un mot sur l'adaptation

Au premier abord, l'idée d’adapter « Encore une fois, si vous permettez » en français standard peut paraître saugrenue, décalée, voire préjudiciable au texte. La pièce incarne en effet une identité québécoise profonde. Elle transmet un univers géographique, social, historique et culturel différent​ de celui que nous connaissons en Europe – quoiqu’à bien y regarder, pas tant –, mais, surtout, elle porte sur le monde un regard qui passe à travers des expressions et des mots particuliers. Ainsi Nana n'est-elle pas seulement l'incarnation de la mère de l'auteur, mais elle est, par son langage, une mère québécoise moyenne. Ceci justifie sans doute, entre autres raisons, le succès et la résonnance de la pièce Outre-Atlantique.

 

Est-il possible, dès lors, d’adapter cette pièce sans en dénaturer le propos ?

 

Il faut d’abord se souvenir de l’avertissement que Michel Tremblay donne dès la première page. Il y écrit en toutes lettres que Nana est universelle. Selon lui, elle n’incarne pas seulement la mère québecoise moyenne, mais elle représente toutes les mères, exprimant en outre l’archétype de nombreux poèmes dramatiques. C'est en raison de cette universalité proclamée – et j’avoue avoir parfois reconnu mes propres rapports avec ma mère, qui n’est nullement québécoise – que j'ai cru possible de tenter une adaptation.

Il me semble apparaître, en conclusion, que mon illustre confrère a raison. Cette relation touchante et infiniment drôle entre une mère et son fils contient une universalité qui suffit à légitimer l'exploitation de ce beau texte dans notre univers européen.

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